La fourmi sur l’élastique

La fourmi sur l’élastique” est la métaphore que le sismologue Pascal Bernard emploie pour expliquer le phénomène sismique. L’humain serait la fourmi et la Terre en son mouvement l’élastique.

Des données sismiques provenant de la station Sismique d’Iquique, lors du séisme de Maule survenu au Chili le 27 février 2010 sont ici interprétées : les mouvements verticaux du sol sont lus afin de faire sonner des corps sonores.
Les données sismiques constituent une forme d’expression de la Terre. Nous considérons ces variations comme une partition. Partition que nous faisons jouer à des moteurs/vibreurs, excitant des objets sonores.

L’envie de faire ressentir le phénomène sismique d’une autre manière, non pas physique au sens strict du terme mais aussi sonore, non pas sur le plan de la destruction mais dans une démarche de création.
Si l’observation quotidienne donne un reflet de la vie de la Terre, l’homme perçoit peu de manière directe ses mouvements.
De cette respiration, nous souhaitons faire entendre un chant fantasmé…

Projet en collaboration avec Gwennaëlle Roulleau.
Remerciements à Pascal Bernard, sismologue à l’Institut de Physique du Globe de Paris.

Exhibition, Abilene gallery, (Bruxelles)